Топлитѣ полюси на България

К. Т. Кировъ и Н. Генадиевъ. Топлитѣ полюси на България

К. Кirоv et N. Guеnаdiеv. Les Pôles chauds de Bulgarie

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La question des pôles chauds de Bulgarie a été traitée à la base de:

1) Des températures moyennes mensuelles d’été et des températures moyennes annuelles (pendant la période de 1931 à 1938) et

2) des températures absolues maximales séparément pour chaque année du période 1899 à 1938.

       D’après la définition de „pôle chaud“ on peut établir trois catégories des régions les plus chaudes:

I. Pétritch — Svéti Vratch, ce sont les régions le plus au sud de la Bulgarie. Elles se trouvent dans la vallée de la rivière Strouma.

       Ces endroits ont les plus hautes températures moyennes annuelles (14.0—14.2° C à une  hauteur 150—200 mètres au des sus du niveau de la mer.), les plus hautes températures moyennes d’été (mois d’août pour Pétrich 27.5°C) et aussi les plus hautes températures moyennes maximales.

II. Les endroits autour de la vallée de la rivière Maritza, de la frontière turque-bulgare, jusqu’à Plovdiv.

        Dans cette région entrent : Sadovo, Haskovo, Harmanli, Svilengrade. Ces endroits sont connus par leurs températures moyennes mensuelles et annuelles, qui sont relativement hautes (en tout cas, plus basses que celles de Pétritch et de Svéti-Vratch).

        Or, très souvent dans ces endroits a eu lieu le maximum absolu dans des années différentes, comme par exemple le 5 juillet 1916, quand on a observé comme record de température pour la Bulgrarie 45.2° C à l’ombre, à Sadovo.

        On peut citer comme sous-catégorie la région autour de Stara Zagora — Nova Zagora, où les températures moyennes sont plus hautes que celles dans la région principale (Sadovo —Haskovo), mais ici les maximums absolus sont plus rares.

        III. Les régions de la Bulgarie du nord, autour du Obrastzov tchiflik, Roussé, Plevène, et probablement aussi dans les environs de Gorna-Oréchovitza, où les températures moyennes annuelles sont relativement basses, mais là ont lieu le plus souvent les températures maximales absolues.

        Nous citerons dans une catégorie plus spéciale les stations Varchetz, et Minkova mahala (en Buldarie du nord-est) où le 5 juillet 1916 encore on a constaté le record des températures +45°C à l’ombre.

        Ces températures restent cependant isolées.

        Les températures moyennes relativement plus hautes des deux premières catégories (Pétritch — Svéti-Vratch et les endroits en Bulgarie du sud) sont dûes:

1) À leur situation plus au sud (une latitude géographique relativement petite).

2) À l’influence protéctrice des massifs: Rila, Rodope, Pirine, et Stara-planina.

3) À l’influence adoucissante climatique de la Méditerrannée et peut-être aussi de la Mer Noir. (Cette influence se constate surtout pendant l’hivers, qui dans ces régions est relativement très doux).

       Les maximums absolus des températures dans les régions mentionnées en Bulgarie du nord et en Bulgarie du sud sont dûs à des causes atmosphériques générales d’une part, d’autre part à des causes d’ordre local, physico-géographiques et du sol.

       Les cartes isobariques de l’Europe sud-est (Julius V. Hann), et l’étude des cartes synoptiques pour chaque cas séparément (on a étudié 80 cas) montrent que dans la plupart des cas le maximum absolu est le résultat du chauffement des couches de l’air les plus basses en conséquence de la forte radiation solaire et la retenue des masses chauffées (ciel clair et nébulosité faible et relativement calme) avec un état typique neutre barique de l’atmosphère.

       Bien entendu, dans le cas est nécéssaire la présence des masses aériennes relativement plus chaudes, d’origine sud ou continentale.

       Dans très peu de cas (moins de 10%) la température absolue maximale est le résultat de l’arrivée des masses aériennes chaudes (vague chaude) en supposant que son effet a été renforcé par la forte radiation solaire.

K. Kirov et N. Guénadiev

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