Планинскитѣ температурни инверсии въ Югозападна България

К. Т. Кировъ. Планинскитѣ температурни инверсии въ Югозападна България

K. T. Kirov. Les inversions de températures dans la Bulgarie montagneuse de sud-ouest

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       Dans le travail présent l’auteur donne une statistique détaillée des inversions de températures dans les montagnes de la Bulgarie de Sud-Ouest, en constatant en même temps l’origine des masses aériennes et la situation sinoptique dans les invesions plus intensives. L’auteur donne une assez grande place aux causes des inversions. Il base ses conclusions sur les observations de 7 ans (1933 — 1939) de 5 stations qui se trouvent sur le massif de Moussala de la montagne de Rilla : Samokov 950 m; Tcham-koria 1340 m, Sitniakovo 1740 m; la hutte „Moussala“ 2390 m; et le sommet Moussala 2925 m. Il a aussi profité de 4 années d’observations (1936—1939) de 5 stations de la montagne Vitocha: Sofia 550 m; la hutte „Selimitza“ 1300 m; Boéritza 1700 m; la hutte „Aleko" 1800 m et Tcherni Vrah 2285 m. Les résultats les plus précieux des observations sont ceux des deux observatoirs — du sommet „Tcherni-Vrah“ 2285 et du sommet „Moussala“, qui sont en même temps les observatoires les plus hauts de l’Europe de Sud-Ouest.

       Après une introduction de signification et application pratique des inversions l’auteur constate les plus importants résultats: Si sous le nom de „diurne avec les inversion“ on comprend une période diurne pendant laquelle dans deux stations voisinnes de montagne et au-moins pendant une des observations de terme (ou aux températures minimals) il y a une inversion, dans ce cas sur le massif de Moussala, la moyenne annuaire est plus de 250 jours avec inversion (ou isotermie); cela signifie que presque trois-quarts de l’année quelque part sur ce massif a lieu une inversion de température, quoique pendant une brève interval de la période diurne. Cela montre que les inversions dans ce massif, au moins statistique, n’est pas une situation „anormale“ mais une situation normale des couches aériennes voisinnes du massif. Particulièrement cela se rapporte aux mois d’hiver et des heures froides de la période diurne, quand les inversions sont les plus frequentes. Cela indique que la cause des inversions doit être cherchée principalement dans les radiations thermiques durant les intervalles avec la balance thermique négative (l’hiver et la nuit). On constate, qu’environ 25 jours à partir du mois d’Octobre jusqu’au mois Mars—Avril, sont avec inversion et au mois de Janvier et Décembre 1933, Novembre 1935 et Janvier 1938 tous les jours ont été avec des inversions. Ensuite l’auteur envisage les stations par pair dans des différents intervals et constate que sur le massif de Moussala le plus souvent les inversions ont lieu entre Tcham-koria (1340 m) et Sitniakovo (1740 m) et sur Vitocha — entre Sofia (550 m) et la hutte „Selimitza“ (1300 m).

       L’auteur marque une attention spéciale aux inversions intensives, qui envahissent une plus grande couche aérienne dans la direction verticale. On constate qu’assez souvent la température sur le mont Moussala (2925 m) est plus haute que celle de Samokov (950 m) et la température de Tcherni-Vrah est plus haute de celle de Sofia (550 m), malgré la grande différence verticale entre elles (entre 1700 et 2000 m).

       La question des causes est traitée à la base de 110 cas des inversions qui ont lieu dans la période de XI. 1935 jusqu’à III. 1940. Avant tout on constate le cas général: les inversions intensives et les plus prolongées ont lieu le plus souvent en même temps dans les deux massifs montagneux de Moussala et de Vitocha, et probablement dans les autres montagnes de la Bulgarie, tandis que les inversions locales et isolées sont bien plus faibles. Cette circonstance nous montre que les inversions intensives ont un caractère plus général et que leurs causes doivent être cherchées non seulement dans les conditions locales physico-géographiques, mais dans les conditions atmosphériques généralles pour une région plus vaste.

        L’auteur fixe quatre cas principaux pour la formation des inversions : 1) radiation thermique (élément statique) ; 2) l’affluence des masses froides aériennes (dans les stations basses) ou des masses aériennes chaudes (dans les hauteures) (élément advectif) ; 3) le réchauffement ayant pour cause les courants d’air descendants (élément dynamique, inclusivement l’effet du foehn); 4) combination de ces effets.

        Les inversions les plus frequentes et les plus répendues sont celles dans lesquelles la radiation thermique joue le rôle principale; après ceux là viennent les inversions „advectiv-dynamique“.

        En ce qui concerne l’origine des masses aériennes dans les cas des inversions intensives on fixe cinq types généraux suivant :

        1) L’air continental polaire, partiellement ancien air maritime transformé — 36% de tous les cas examinés. Presque exclusivement ils ont lieu durant les mois froids, pendant la situation barique neutre ou à la fin d’un anticyclone du Nord — en général pendant un faible gradient barique. C’est un cas classique de l’inversion thermique non seulement dans les montagnes, mais aussi dans l’atmosphère libre. La formation de l’inversion dans ce cas est arrivé grâce à la radiation thermique (effet statique) joignant à cette dernière l’effet des masses assez froides provenant du nord (l’effet advectif). Il est difficile de constater lequel des deux effets a eu la plus grande importance, mais il est claire que la radiation thermique joue ici un grand rôle — peut être le plus grand.

         2) Les masses aériennes maritimes subtropiques ou tropiques (atlantique ou méditerannéenne), partiellement les masses maritimes polaires — généralement les masses aériennes comparatives chaudes d’une origine pas assez exactement établie — 13% de tous les cas. Ce sont des inversions advectives typiques comme suite de l’invasion des masses chaudes dans les hauteurs en liaison de l’avancement d’une dépression vers la Péninsule Balkanique de l’Ouest ou du Sud-Ouest.

         3) Combinaison des deux premiers cas: des masses polaires, des masses anciennes arctiques, suivies des masses maritimes tropiques — 21% de tous les cas. Dans ces cas le mécanisme de la formation des inversions est le suivant : en premièr arrive le refroidissement des masses basses de l’air (à cause de la radiation thermique) renforcée d’une affluence des masses froides dans une situation anticyclonale neutre, après laquelle dans les hauteurs affluent des masses d’air chaudes réliées au passage d’une dépression de l’Ouest ou Sud-Ouest. Plus rarement cette combinaison se passe d’une manière inverse premièrement un rechaufement dans les hauteurs, après le refroidissement dans les couches basses. Dans ces cas il fait se rendre compte de l’effet de foehn.

         4) Des masses maritimes ou continentales-arctiques, des masses d’air partiellement polaires — 10% de tous les cas (des inversions advectives-dynamiques). Elles se partagent dans deux soustypes : a) dans le cas où les masses froides affluencées ne touchent que les lieux d’une basse ou moyenne altitude mais sans atteindre les lieux des montagnes, renforcées partiellement de l’effet de la radiation thérmique (des inversions advectives); b) lorsque les masses froides embrassent tout le massif montagneux et après cela elles desendent en bas et elles se répandent sur un terrain plus vaste (des inversions advectives- dynamiques avec l’effet de foehn). En général l’intensité de ces inversions est plus faible par rapport à l’intensité des inversions dans les groupes précédents.

         5) Les inversions des mois chauds pendant les heures froides (des inversions de la radiation thérmique) — 17% de tous les cas. Elles se manifestent pendant les mois chauds, presque exclusivement pendant l’observation du matin à 7 heures ou bien aux températures minima. Ces inversions disparaissent pendant la journée à cause de la forte radiation solaire, mais elles ont une tendance de se retenir quelques jours succesifs dans un état barique stationaire, ordinairement neutre, ou bien faiblement anticyclonal. Dans ces cas, le plus souvent, on a constaté des masses d’une origine subtropique où ies températures moyennes diurnes ont été au-dessus à la normal.

K. T. Kirov

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